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Nationalisons d'urgence les banques françaises !
18/09/2011 11:48
Point de vue,
par Philippe Brossard, économiste, président du cabinet de prévisions Macrorama
La banque est une affaire trop sérieuse pour être confiée à des banquiers. Il s'agit ici non pas d'une question de dogme politique, mais d'urgente nécessité financière et économique, pour trois raisons. En premier lieu, les banques françaises s'effondrent en Bourse sur le soupçon que leur capital serait insuffisant pour éponger les pertes que provoquerait le défaut de paiement d'un ou de plusieurs pays européen – ou si l'on évaluait à leur valeur de marché actuelle les prêts faits aux Gipsi (Grèce, Irlande, Portugal Espagne, Italie), plutôt qu'à leur valeur d'avant la crise. En théorie, le remède à ce mal est simple: il suffit que les banques émettent de nouvelles actions au prix actuel pour lever de l'argent frais et ainsi se "recapitaliser".
Les anciens actionnaires se voient alors évincés du contrôle de l'entreprise, sauf s'ils participent à l'apport de cet argent frais, et la confiance est rétablie. En pratique, il n'y a plus d'investisseurs privés qui souscriraient à une telle recapitalisation. Il paraît donc inévitable que la souscription vienne de l'Etat. Une formule alambiquée de recapitalisation consisterait à émettre des titres hybrides: ils ont la couleur des actions (pour les calculs officiels de solvabilité des banques), mais ont le prix (modique) des obligations pour les actionnaires existants, qui conservent leurs droits de vote anciens et tous leurs droits sur les dividendes futurs.
Il va sans dire que ces titres hybrides trouvent encore moins d'acquéreurs privés en temps de crise que les actions simples et véritables. Il peut se trouver un actionnaire public complaisant pour acheter ces titres hybrides à un prix de faveur, comme le fit le gouvernement en 2009. Mais l'Etat n'a plus les moyens de cette complaisance.
La seconde raison de cette nationalisation est que l'Etat doit avoir une politique de gestion de son patrimoine très avisée, consistant à gérer sa dette au mieux, mais surtout à faire fructifier ses actifs. Dans les circonstances actuelles, il semble de bonne stratégie d'émettre des obligations (à 2,5% sur les échéances de dixans) et d'acheter des actions des banques qui présentent un taux de dividende de 9%. Par ailleurs, les banques ont une valeur de marché (leur capitalisation boursière) représentant à peine 30% de leurs actifs. L'Etat devrait donc sur le moyen terme réaliser une belle affaire patrimoniale; même s'il faut enregistrer une moins-value sur les actifs, elle n'atteindra sans doute pas 70%.
La troisième raison est la nécessité de restaurer la stabilité économique, ce qui n'a pas été fait en 2009. Il n'est plus possible d'accorder une garantie d'Etat aux banques tout en les laissant agir librement sur les marchés internationaux, prendre des risques et mener des politiques de rémunération extravagantes.
EVASION FISCALE
L'Etat, en nationalisant, doit pouvoir exercer ses responsabilités d'actionnaire majoritaire. Fini les déclarations sans suite sur l'évasion fiscale, la spéculation, les bonus indécents, la taille excessive des établissements. Place à l'action discrète et ferme de l'actionnaire public en conseil d'administration pour changer les équipes dirigeantes, les périmètres d'activités, les objectifs des entreprises, et les rémunérations.
Comment ? Une objection à la nationalisation serait que l'Etat n'en aurait plus les moyens. Nous avons déjà parlé des facilités d'emprunter à long terme qu'offrent les marchés financiers. C'est une occasion à saisir, comme le rappelait Martin Wolf dans le Financial Times. Evaluons le coût d'une telle opération: l'Etat devrait se concentrer sur les plus gros acteurs: BNP, Société générale, Axa (l'essentiel de l'activité d'Axa, l'assurance-vie, est un métier de type bancaire, assis sur une rente fiscale en France).
Leur valeur cumulée au prix de marché est de 62milliards d'euros. La prise de contrôle pourrait se faire à hauteur de 51%; et un bon nombre d'activités pourraient être rétrocédées: 1. les activités bancaires à l'étranger; 2.les activités non bancaires en France. Au total, sans doute, une bonne moitié de l'activité pourrait être revendue. L'opération pourrait ne coûter in fine qu'environ 15 à 20milliards d'euros.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/09/14/nationalisons-d-urgence-les-banques-francaises_1571968_3232.html
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Primaire PS: le débat en cinq points clefs
16/09/2011 10:42
C’était le moment que tous les candidats à la primaire attendaient. Leur «heure de vérité» en somme. Pour recoller au peloton ou creuser l’écart, suivant le cas. Mais que retiendra le téléspectateur qui aura eu le courage de s’accrocher à son poste de télé pendant près de 2h45 ? Marianne2 a retenu cinq points. (Capture écran : France 2)
Martine Aubry toujours en mal d’identité
Ce premier débat était l'occasion pour Martine Aubry de révéler sa personnalité et de s'imposer comme la meilleure candidate du PS pour la présidentielle. Or, sur tous les plans, elle a veillée à rester en retrait de ses concurrents.
our être charitables, un nombre incalculable de journaux ont titré, depuis l’annonce de sa candidature le 28 juin, sur le « mystère Aubry ». Quelle est sa (vraie) personnalité ? Quelles idées défend-elle (vraiment) ? Se projette-t-elle (vraiment) dans la fonction présidentielle ? Le premier débat de la primaire, jeudi soir sur France 2, aura permis à Martine Aubry de sortir de cette ambigüité. Hélas pour elle, à son strict détriment.
A tous égards en effet, la maire de Lille est apparue comme une Madame Moins.
Moins volontaire que Ségolène Royal, elle a ronronné les propositions inscrites dans le programme du PS. « Je suis prête », a-t-elle articulé à deux reprises, mais sans éclat. A la première minute du débat, ces mots sonnèrent comme une angoisse. A la dernière minute, comme un regret.
En pointe dans les combats de société, elle aurait pu marquer des points auprès de la gauche bobo. Elle est apparue moins franchement libertaire que Jean-Michel Baylet, ne défendant ni la dépénalisation du cannabis, ni la régularisation des « sans-papiers », ni même le mariage homosexuel.
Européenne par tradition familiale, elle n’a pas osé ramasser le drapeau bleu étoilé qui s’effiloche sur le champ de bataille de l’euro. Son hommage ambiguë aux socio-démocrates allemands ne permettait guère de deviner si elle épousait une vision franchement fédéraliste ou si, au contraire, elle revenait à une prudente réhabilitation de la souveraineté nationale. A cette égard, la fille de Jacques Delors est apparue moins européenne que Manuel Valls.
Face à Arnaud Montebourg et son projet charpenté de démondialisation, Martine Aubry n’avait que deux choix rationnels : 1) elle disait tout le mal qu’elle pense de sa dérive « populiste » 2) opérant un virage idéologique à 180 degrés, elle faisait droit à ses arguments. Elle a choisi une troisième solution, franchement bâtarde : épargner le député de Saône-et-Loire, sans reprendre ses thèses. Fatalement, elle est apparue moins tranchante que Montebourg sur les véritables responsables de la crise et moins radicale que lui sur les mesures nécessaires pour en sortir.
Enfin, en tant que challenger, son objectif essentiel était de faire descendre François Hollande de son piédestal. Si possible en fédérant tous les autres candidats contre le chouchou des sondeurs et des éditorialistes. Elle a bien tenté de lui coller une image d’austérité, refusant de s’engager à l’endettement zéro pour 2017. Mais cette passe d’arme a plutôt montré leur convergence sur la nécessaire vertu budgétaire ! Pire, la « Mère-emptoire » est apparue moins sûre d’elle-même que « Flanby ». Faisant une démonstration inédite d’autorité, le Corrézien a même acculé la Lilloise dans les cordes sur le nucléaire !
D’ici le premier tour, Martine Aubry a tout le temps de révéler des talents cachés et de faire découvrir une personnalité qui jusqu’alors se dérobe. Après le 9 octobre, il sera trop tard.
http://www.marianne2.fr/Martine-Aubry-toujours-en-mal-d-identite_a210358.html
Un débat à fleurets très très mouchetés :
Tout le monde avait en mémoire les débats de 2006 à la dramaturgie aussi peu existante qu’un film asiatique contemplatif. Ce fut à peine plus animé cette fois. On imaginait pourtant que les « petits » candidats allaient aiguillonner les « gros », qu’ils sortiraient de leur fourreaux de grandes épées pour une nuit des longs couteaux socialistes en mondiovision. Il n’en fut rien. Ou plutôt, les accrochages n’ont pas eu lieu entre ceux que l’on croyait. C’est entre Aubry et Hollande que le tensiomètre s’est un peu emballé. La première doutant du « sérieux » du second à vouloir atteindre 0% de déficit en 2017 (vue « l’incertitude » générée par la crise actuelle), le deuxième la coinçant en lui demandant de préciser sa pensée en matière de nucléaire.
Une Royal pétrifiée :
C’était son moment. C’était ce soir ou jamais. Il lui fallait jouer son va-tout pour espérer recoller aux deux favoris des sondages, François Hollande et Martine Aubry, et venir troubler leur duel au soleil (palôt) que l’on nous vend depuis des semaines. Mais Ségolène Royal a si longtemps été désignée comme le principal agent diviseur des socialistes qu’à l’évidence elle a cherché à se maîtriser. Trop. Beaucoup trop. Ou peut-être s’est-elle comportée comme ces purs-sangs surentrainés qui, le jour du concours, refusent l’obstacle. Elle, la tempétueuse Ségolène, la « folle du Poitou », l’« irrationnelle de Melle » comme l’appelaient ses adversaires, est apparue pétrifiée, cherchant à tout prix à placer ses formules qui lui sont chères. Pourtant, certaines de ses idées auraient méritées d’être présentées avec plus de naturel et de détermination. Hélas, l’un comme l’autre étaient restés dans les loges…
Un Montebourg renvoyant les autres au passé :
Monsieur a de l’éloquence, parfois même de la grandiloquence et, c’est certain, ça peut agacer. Mais une fois oubliée cette diction d’avocat en robe que lui-même aimerait pouvoir gommer, il est clair qu’Arnaud Montebourg a marqué de sérieux points au cours de ce débat télé. Notamment en renvoyant l’ensemble de ses camarades-adversaires au monde d’avant. De son côté, au moins, les ennemis sont clairement identifiés : « La finance mondiale et les gouvernements qui ont démissionné devant elle » (suivez son regard…). Ses armes (la démondialisation et le protectionnisme européen) ont été présentées avec simplicité et pédagogie. Son objectif était simple ce soir : gagner en notoriété. Il aura peut-être grappillé quelques précieux points.
Un caillou nommé Baylet :
Si Montebourg a de l’éloquence, le patron des radicaux sait faire preuve d’une certaine faconde. Mais au-delà la bonhommie du personnage, il est clair que Jean-Michel Baylet a tout du caillou dans la chaussure des socialistes. Faudra-t-il en effet l’entendre dire, dans chacun des prochains débats qui seront organisés, que le projet PS ne tient pas la route parce que conçu avant la crise et que les 300 000 emplois aidés qu’ils renferment sont trop coûteux et inefficaces ? Après tout, il y a aussi Valls qui est là pour ça. Et pour le coup, même s’il est apparu très fairplay, le libéral de service a joué pleinement sa partition d’obsédé du désendettement…
- Une Aubry toujours en mal d’identité :
Lire l’article de Daniel Bernard sur Marianne2.
http://www.gaullisme.fr/2011/09/16/primaire-ps-le-dbat-en-cinq-points-clefs/
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